Si vous êtes CM ou Social Media Manager, il est probable que vous ayez déjà entendu la phrase « Ah, tu fais du Facebook ? ». Voilà oui, et un chirurgien prescrit du Doliprane. Loin de cette vision simpliste, le CM doit, aussi bête que cela puisse paraitre, savoir écrire, ce qui n’est pas toujours évident. Si vous démarchez des clients, vous avez aussi probablement entendu la phrase « Désolé, on a quelqu’un en interne qui veut s’en occuper ». Bukowski disait que la plupart des gens ne s’imaginent pas médecin ou dentiste mais s’imaginent facilement écrivains. Sauf que raconter une histoire reste un métier.

Une part importante du métier de CM consiste à animer des communautés digitales. Cela ne consiste pas uniquement à répondre aux clients et à publier des infos, il s’agit également d’être original et de savoir raconter une histoire. Quelle qu’elle soit, votre audience a envie de voir chez vous ce qu’elle ne voit pas ailleurs. Dés lors, comment se démarquer ? Osez l’originalité et racontez une histoire avec vos tripes en utilisant les codes propres aux réseaux sociaux. Un avis Google original, l’anecdote d’un client il y a trois ans, une pensée que vous avez eu dans le bus ou sur la lunette des toilettes ? Le pire n’est pas d’avoir une mauvaise idée mais de ne pas exploiter son potentiel. Votre idée bouscule les codes établis ? Tant mieux, si tout le monde produit du contenu monochrome, la toile sera vite vierge. J’ai souvent interviewé des écrivains dont la plume académique laissait penser à un respect total des codes de la littérature Bovarienne : il n’en est rien puisque les principaux conseils qu’ils me donnèrent furent de ne justement pas trop respecter cette littérature.

N’en déplaise à ceux qui galvaudent ce mot et le réservent aux musiciens drogués, un CM doit être créatif, rechercher en permanence l’idée que n’auront pas ses confrères et tenter au maximum de sortir de sa bulle de confort.

Avoir de l’imagination n’a jamais été un défaut. Si vous êtes plusieurs à écrire dans votre tête, notez tout ce qui passe par ces scribes imaginaires, il en ressortira forcément quelques chose. Vouloir aller trop loin n’est pas un tort, restreindre ses idées l’est en revanche davantage. Comme le disait Danton avant qu’on le décapite : de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace. Et pourtant il n’était pas CM.